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Les Jeux olympiques de Londres sont terminés depuis quelques jours. La communauté sportive mondiale a souligné de façon unanime la qualité de l’organisation de ces Jeux de la trentième olympiade. Me Marcel Aubut, président du Comité olympique canadien, a qualifié ces Jeux d’exceptionnels. Pour lui, l’équipe canadienne « a livré (la marchandise), la ville de Londres a livré. Il n’y a pas un athlète qui a laissé échapper de la frustration comme c’est toujours le cas. Même les journalistes ne se sont pas lamentés comme ils savent le faire souvent. Tout a fonctionné à la perfection », a-t-il déclaré au Journal de Montréal. Bref, tout le monde semble satisfait.

Pourtant, dès la fin des Jeux, certains ont posé des questions au sujet de la valeur du classement du Canada qui s’est mérité une médaille d’or, cinq d’argent et douze de bronze. Rappelons ici que le Comité olympique canadien avait pour but de terminer parmi les douze premiers pays au chapitre des médailles. Mais de quelle façon faut-il établir ce classement ? Par le nombre de médailles d’or ou par le total des médailles ? Selon un système de points attribués selon la « valeur » du sport ou selon d’autres critères à définir ?

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Le médaillé d’or aux Jeux olympiques de Barcelone (photo de Ted Grant/Canadian Sport Images).

Sans juger de la pertinence de ce questionnement, je crois qu’il faut revenir à la base, c’est-à-dire à l’athlète lui-même. De cette façon, on peut facilement comprendre que la mise en place d’un objectif, si ambitieux soit-il, est une façon consolider l’esprit d’équipe et demeure un des multiples moyens susceptibles de motiver l’athlète. Au-delà de la performance de l’équipe, la poursuite d’un tel objectif s’insère dans le programme de marketing et permet de faciliter la recherche de commandites. En bout du compte, les sommes investies dans le système sportif canadien, qu’elles proviennent des différents paliers de gouvernements ou de l’entreprise privée, permettront à l’athlète d’obtenir de meilleures facilités d’entraînement afin de lui assurer de mettre en œuvre son plein potentiel.

L’athlète et/ou l’individu doit demeurer au centre de ce grand échafaudage mis en place par le comité olympique canadien. Comme l’a souligné Sylvie Bernier, qui occupait le poste d’adjointe au chef de mission Mark Tewksbury, l’important « c’est qu’il faut encourager nos jeunes à être actifs, et ce sont nos athlètes qui en sont les meilleurs promoteurs ».

Voilà l’essentiel du message, faire la promotion de l’activité physique. En effet, lorsque les Olympiens canadiens reviennent dans leur milieu, ils demeurent des modèles pour l’ensemble de la communauté qu’ils soient médaillés ou non.

Au Québec, bien entendu, les regards étaient braqués sur Alexandre Despatie, Émilie Heymans et Clara Hugues, des athlètes que le public connaissait de longue date. Si Émilie Heymans a réussi l’exploit de gagner une quatrième médaille en autant d’olympiades, que dire des carrières exceptionnelles des deux autres ? Au fil des ans, ils se sont attiré les éloges et pendant longtemps, la population se souviendra de leurs exploits. D’autres athlètes suivront leurs traces, tels les plongeuses Jennifer Abel, Roseline Filion, Maeghan Benfeito, le judoka Antoine Valois-Fortier et l’haltérophile Christine Girard qui reviennent de Londres avec une médaille au cou.

En sommes, ce qui se cache derrière la maxime qui affirme que « l’important c’est de participer », ce n’est pas le résultat propre, c’est la préparation, la discipline et le désir de s’accomplir qui anime chaque athlète et chaque individu.

« C’est au travers du sport que se manifeste le fait qu’un individu appartient à une communauté » – Paul Yonnet

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About Paul Foisy

For the last 15 years, Paul Foisy has had a passion for the history of sports. He was responsible for the website of the Panthéon des sports du Québec and is currently editor in chief and writer for the Sports et Société, a site dedicated to the history of sports in Québec. Paul Foisy s’intéresse à l’histoire du sport depuis une quinzaine d’années. Il a été chargé de projets web pour le Panthéon des sports du Québec et est aujourd’hui éditeur et rédacteur en chef de Sport et Société, un site dédié à l'histoire du sport au Québec.

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Culture, Français, In the News

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